A l’occasion de la journnée internationale de la Femme – conseilde la solidarité avec le mouvement ouvrier – Paris
Cette année, nous les femmes Iraniennes, commemorons le 8 mars 2026 sous les conditions ultra particuliére : l’élimination de Ali Khamenei le guide de la République islamique en Iran. Cela ne signifie pas que la mort d’un dictateur modifie la nature du régime dictatorial, théocratique et patriarcal. Les femmes restent soumises à toutes les formes de répressions, en particulier à l’injustice sociale et judiciaire. Leur droit au divorce, la garde des enfants et le droit de voyager sans autorisation maritale ont été violés et bafoués, sans parler de la polygamie , jamais éradiquée. Sous l’ancien régime du shah d’Iran, un homme pouvait avoir une 2ème épouse à condition d’obtenir l’autorisation de la première. Le régime de la République Islamique a instauré la charia, et par conséquent 250 lapidations de femmes ont eu lieu en 21ème siècle selon les chiffres officiels.
Depuis, Les femmes Iraniennes mènent un combat sans précédent contre ce régime patriarcal et autoritaire pour obtenir tous leurs droits, y compris le droit vestimentaire. Ce combat qui a fait reculer le régime sur ses propres principes et l’a contraint à tolérer des femmes ne portant pas le hijab obligatoire, mais cela ne constitue jamais un droit acquis. Ce droit fragile a été payé très cher, par de nombreuses arrestations et emprisonnements. Dès l’instauration du régime de la République islamique lorsque Khomeiny fondateur de la république islamique, rendit hijab obligatoire sur le lieu de travail, les femmes ont manifesté dans les rues sans le soutien des partis ou organisations politiques iraniens, sauf quelques cas isolés et indépendants. Elles ont cependant été soutenues et encouragés par des Féministes du monde entier, comme Simone de Beauvoir ainsi que Kate Millett Américaine, ainsi que des militantes égyptienne et Allemandes.
En ôtant leur foulard, les femmes iraniennes veulent affirmer devant l’histoire, leur aspiration à la liberté et porter un coup décisif contre le régime de la République Islamique, leçon tirée de la révolution et, pour certains, du mouvement Masha Amini.
Nous, femmes et hommes, travailleurs, enseignants, professeurs, étudiants, lycéens, et les autres couches sociales de la société exigeons l’abolition de toutes ces injustices sociales et judiciaires et la libération de tous les prisonniers politiques, slogan absent et négligé dans ces dernières manifestations. En même temps la politique tragique de la société capitaliste partout dans le monde entier et aussi en Iran, dans une situation bien plus terrifiante c’est d’autre motif contre la liberté des femmes. Nous exigeons la séparation de la politique et de la religion, l’instauration de la laïcité et d’un État laïque, fondé sur la justice et l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que légalité pour tous les peuples et ethnies afin de vivre ensemble en harmonie et en paix.
Vive la journée internationale des femmes
Conseil de la solidarité avec le mouvement ouvrier – Paris